Le cours du 14 juillet à Poissy en 1910
Il est prévu de combler le chenal entre l'île du Petit Motteau et de rescinder la berge de l'île du grand Motteau afin d'améliorer l'écoulement dans le bras de Migneaux et d'éviter l'envasement
Les riverains de la Seine qui se trouvent dans la zone marron se mobilisent et demandent la possibilité de pouvoir reconstruire leur maison en cas de sinistre
En savoir plus sur leur site.
www.ppri.fr
Poissy née au bord du fleuve a tourné le dos à la Seine.
Il a suffi qu'une voie de chemin de fer isole le centre ville du bord de Seine pour que Poissy se développe sans le fleuve. La restructuration du quartier de la gare a été l'occasion manquée de renouer le centre ville avec le bord de Seine.
Le fleuve
Le fleuve comme voie de communication est sous utilisé. Le transport fluvial est une alternative aux camions dont l'impact sur l'environnement est bien moins important. Pourquoi ne pas utiliser la Seine pour exporter les voitures construites dans notre région ?
Les berges
Les variations de niveau et le passage de 70 bateaux par jour (25 000 par an) accélèrent l'érosion des berges. Ces berges doivent être entretenues, il existe pour cela des techniques du génie végétal qui prennent en compte l’environnement et l’écosystème du fleuve. Les berges stabilisées par ces techniques douces opposent une résistance souple aux forces du courant pour une meilleure dissipation de l'énergie, en particulier en cas de crue. Il existe un projet d'aménagement de la pointe de l'île du Grand Motteau avec des techniques mixtes, minérales et végétales et de mise en place d'un cheminement piétonnier.
Nous avons à Poissy le mauvais exemple des usines Peugeot qui ont récemment fait bétonner leur rive. On regrette qu’à cette occasion la municipalité n’ait pas, en partenariat avec Peugeot, suivi les objectifs du Projet d'Aménagement et de Développement Durable de Poissy en « protégeant les espaces naturels et les paysages » et en « prenant en compte les risques naturels ».
Vivre Sa Ville propose que le parcours de promenade projeté dans le PADD soit prolongé entre la Seine et le site de Peugeot comme cela se fait au Mureaux le long du site d’EADS.
Les berges et le PLU : en savoir plus
On ne s’y baigne toujours pas car la pollution y est encore présente. Les rejets plus ou moins polluants déversés du fait de l’activité humaine sont encore trop importants pour avoir une eau de qualité acceptable. Le déversement direct des eaux de pluie particulièrement pendant les orages entraîne également une pollution du fleuve.
Manque d'oxygène :
En été la qualité se dégrade du fait du faible débit du fleuve malgré le soutien des barrages réservoirs situés à l’amont de la région parisienne. Le taux d’oxygène dissous est particulièrement bas à cette époque menaçant la vie des poissons. L'oxygène est fixé par l’azote. On est en situation d’anoxie. Le problème actuel est donc de traiter l’azote et même le phosphore afin de faire remonter les taux d’O2 dans la Seine.
Trop d'azote.
Une des solutions est de multiplier la construction de stations d’épuration efficaces en région parisienne pour retraiter l’azote. Le problème spécifique de la Seine est que son débit est proportionnellement trop faible au regard de l’activité industrielle, urbaine et agricole du bassin pour assurer un effet de dilution suffisant des différents contaminants.
REJETS D'EAUX USEES DIRECTEMENT EN SEINE
Le SIAAP a procédé aux rejets en Seine d'eaux usées.
A la suite de la mise en chômage de l'émissaire Sèvres - Achères, 50 000 à 80 000 m3 par jour, d'eaux usées ont été déversées directement dans la Seine entre le pont de Chatou et celui du Pecq. Ces rejets ont duré 4 mois en 2006 le temps de réviser ce gros émissaire.
L'émissaire en cause charrie, en fonctionnement normal,
400 000 m3/jour. En amont de la partie en révision, 350 000 m3 ont pu être déviés dans le réseau voisin. En aval les égoûts ont été branchés en direct sur la Seine !
Certes le SIAPP fait observer que la santé des eaux de la Seine s'améliore lentement mais il n'en reste pas moins qu'il n'est pas tolérable que l'on continue à rejeter des eaux usées non traitées dans le fleuve. On paye une politique du traitement des eaux usées de Paris dans un unique centre d'épuration à Achères. Il est temps de songer à diversifier les centres de traitement des eaux usées.
Ce n'est toujours pas aujourd'hui que le président de la République pourra tenir sa promesse de se baigner dans une Seine aux eaux saines.
Débat public : Les eaux sales de plus de 5 millions de Franciliens sont traitées par la station d’épuration d' Achères. L’exploitant de cette installation, le syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), propose aujourd’hui un projet de refonte estimé à 800 millions d’euros. Un débat public est en cours : en savoir plus
PPRI : SI POISSY ETAIT INONDE ?
Les Plans de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) «ont pour objet... de délimiter les zones exposées aux risques en tenant compte de la nature et de l’intensité du risque encouru ». art L.562-1 du code de l’environnement. L’arrêté du Préfet des Yvelines en date du 22 novembre 2002 avait décidé de l’application anticipée du PPRI sur 13 communes situées en aval du confluent de la Seine et de l’Oise (dont Poissy). Depuis le plan a été entièrement révisé et ce nouveau PPRI a fait l'objet d'une enquête publique close le 13 juillet 2006.
De nouvelles zones réglementaires ont été créées :
Zone verte : elle concerne des terrains libres de toute urbanisation qui sont le plus souvent des zones d’expansion des crues. A Poissy, l’île Saint-Louis et l’îlot Blanc sont classés en zone verte, pratiquement toute construction nouvelle y est interdite.
Zone bleue : il s’agit de secteurs urbanisés qui ne sont pas les plus exposés aux risques d’inondation dans lesquels l’objectif est de mener une activité normale. A Poissy les usines Peugeot sont classées en zone bleue, des constructions nouvelles peuvent y être implantées sous réserve.
Zone rouge clair : elle est constituée de secteurs urbanisés inondables (entre 1 et 2 m d'eau). Il s'agit d'arrêter l'urbanisation nouvelle mais de permettre le renouvellement urbain. Y sont permis constructions et extensions sous condition.
Zone rouge foncé : elle recouvre de secteurs urbanisés inondables (plus de 2 m d'eau). Les nouvelles constructions y sont interdites. La majorité de l'île des Migneaux est dans cette zone où les extensions d'habitation sont limitées à 10 m2 d'emprise au sol par construction ce que n'acceptent pas les habitants de l'île.
Zone marron : elle se situe le long des berges de la Seine sur une bande de 25 mètres de large environ. Elle a pour objectif de préserver les zones de grand écoulement. Les constructions y sont interdites de même les reconstructions sauf "... à usage de restaurants". On peut regretter que ce plan de prévention ne donne pas d'indication sur les techniques de stabilisation des berges (voir plus haut notre paragraphe sur les berges).
Zone spéciale (bleue claire) : Ces secteurs sont des zones de développement économique stratégiques ayant un enjeu régional. Il y est possible de réaliser des constructions nouvelles, sous réserve de la réalisation de compensations justifiées par des études hydrauliques. C'est le cas à Poissy des terrains se trouvant au nord du site de Peugeot qui en cas de crue centenale se trouveraient sous plus de 2 mètres d'eau et sur les quels a été construite la plateforme de GEFCO. Ce zone nous dit on, est compensée par des zones vertes claires situées sur la commune d'Achères et reliées par des canaux et des rigoles.
Pas de protection sans prévention. Ce plan aurait du être accompagné de mesures de prévention, sans cela, le PPRI n’est qu’une façon pour l’administration d’ouvrir le parapluie de sa responsabilité. On n’empêchera pas les inondations mais il est possible de limiter l’étendue et la gravité du phénomène. Il faut pour cela réviser une politique d’aménagement aux effets désastreux. La suppression des haies et l’imperméabilisation des sols accélèrent le ruissellement et provoquent des crues plus rapides et plus importantes. Nous regrettons que l’actuel gouvernement ait passé à la trappe la « Loi sur l’eau » qui prévoyait une taxe sur l’imperméabilisation des sols. C’est pour cette raison que le développement des zones spéciales (bleues claires) doit se faire sans augmentation des zones bétonnées et sans construction de digue. La protection des digues est illusoire car en cas de montée des eaux, elles empêchent l’expansion naturelle du fleuve et accélèrent le courant, rendant les inondations plus violentes et plus destructrices.
Le PPRI et l'A 104
La construction des piles du viaduc de l'A104 (tracé rouge) sur l'île des Migneaux n'est semble-t-il pas possible puisque en zone rouge foncé.
Alors que le nouveau plan a prévu le pont d'Achères en zone bleue claire !
Un nouveau plan plus souple !
Le nouveau PPRI est un plan plus souple que le précédent il a été modifié sous la pression des maires, des promoteurs et des grandes entreprises des berges de Seine, au détriment des risques, des particuliers et des enjeux écologiques
Ce plan est nettement en retrait par rapport au précédent PPRI, Il fait la part belle aux secteurs industriels et commerciaux. C’est le cas à Poissy de l'entreprise Peugeot qui avait fait construire en toute illégalité la plateforme GEFCO sans prévoir à l’époque de compensation du volume d'eau destiné à atténuer les effets des crues. Cette zone se trouve maintenant en zone spéciale (bleue claire).
Pour Vivre Sa Ville, le maillage des réseaux, permettant des dérivations temporaires lors des opérations d’entretien, devrait être une priorité dans les programmes d’investissement des collectivités en charge de l’assainissement.
Pollutions chroniques
Pas un été sans que la presse rapporte sont lot de poissons morts en général du fait du manque d'oxygène ou de prolifération d'algues par excès d'azote.
Pollutions accidentelles
Un autre type de pollution de la Seine est le déversement accidentel de substances toxiques.
En 2003 Pollution à l'hydrocarbure à Gargenville et à Méricourt. En 2000, les usines Peugot ont été condamnées pour un déversement dans le fleuve d'un mélange d'huile et de solvant.