Pourquoi nous avons voté contre le projet initial au conseil municipal
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Le projet des Terrasses de Poncy a été intégré dans l'opération d'intérêt national de la Seine Aval (OIN) un petit cadeau de l'Etat au maire de Poissy.
SDRIF (Schéma Directeur de la région)
Légende
Continuité
écologique
La dernière version du SDRIF préconise une continuité écologique à l'emplacement du projet des Terrases de Poncy. Cette préoccupation ne transparaît ni dans l’Opération d’intérêt national Seine aval ni dans la ZAC de Poncy.
Le SDRIF à Poissy :
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Terres agricoles
Ce projet va sacrifier des terres agricoles proches de l’agglomération parisienne alors qu’il est nécessaire de préserver ce capital pour favoriser les circuits courts entre producteurs et consommateurs à l’aube d’une crise énergétique majeure.
Un type de commerce destructeur.
Le projet des Terrasses de Poissy c'est avant tout l'implantation d’un centre commercial de plus dans une région qui n’en manque pas. La réalisation à proximité de la N13 qui est déjà saturée par les commerces va déséquilibrer l’économie régionale et ruiner les efforts de relance du commerce de centre ville.
Un développement social en panne.
Le projet annonce fièrement la création de 3 000 emplois, mais combien de licenciement va provoquer ce centre dans la région ? 4 000, 5 000. L’argument de l’emploi est toujours mis en avant pour faire passer de tels projets, mais il n’est jamais fait de véritable étude d’impact social sur la région.
Des déplacements déjà difficiles.
Afin de faire diminuer les émissions des gaz à effet de serre, la loi SRU impose à chaque grand projet d’urbanisme, un plan de déplacement urbain (PDU). Ce plan doit privilégier l’utilisation des transports en commun et des circulations douces. Le centre commercial tel qu’il est conçu n’est pas viable sans voiture et la RN13 (RD 113) ne peut actuellement supporter un accroissement de trafic. C'est pourquoi la mairie de Poissy a prévu un aménagement routier pour la desserte du centre commercial en doublant la RN 13 ce qui va coûter 31 millions d'euros à la ville. La municipalité est également plus que favorable à la construction de l’A104 (tracé vert) qui viendra buter contre l'A13 à proximité des Terrasses de Poncy.
Le Conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye s'est prononcé contre le projet le 12 juillet 2007
La délibération est particulièrement sévère sur ce dossier.
« Le projet dit des « Terrasses de Poncy » [...] aurai[t] un impact très négatif sur la Commune de Saint-Germain-en-Laye tant en terme de concurrence commerciale avec les commerces de détail de centre ville qu'en terme d'engorgement de la circulation. L'offre commerciale est déjà surabondante [...] et ne justifie aucunement la création de cette zone commerciale. Une implantation commerciale de cette importance n'est pas autorisée [sur cette zone] par le SDRIF [Schéma Directeur de la Région Ile-de-France], ni dans sa version de 1994, ni dans sa nouvelle version.[...] Le projet de PLU de Poissy entre donc en contradiction directe avec les orientations du SDRIF [...] Toute nouvelle activité va aggraver la situation sur la RN13."
Un morceau de ville
L’«espace de culture, de loisirs et de commerces » est devenu un "morceau de ville". Ce nouveau concept du cabinet SIMON IVANHOE veut tourner le dos aux centres commerciaux traditionnels pour créer des morceaux de ville où se côtoient sur le même site, logements, commerces, équipements publics, hôtels...
SIMON IVANHOE nous apprend qu’il est prévu de construire sur les Terrasses de Poncy de 350 à 400 logements au dessus des magasins mais aussi une crèche, une école, une piscine peut être un musée. Des maisons individuelles seront également implantées au sud du site autour du hameau de la Bidonnière. On voit difficilement comment le futur quartier de Ponçy, séparé de la ville par l'A14 et la RN13, pourra un jour, s’insérer dans la continuité urbaine.
Des contraintes réglementaires
L’ouverture à l’urbanisation des Terrasses de Poncy dans l’actuel SDRIF est conditionnée par le réaménagement de la RD 113 (ex RN13). Le Conseil général subordonne son investissement de 100 millions d’Euros à l’entente préalable des 4 communes concernées sur un projet global ce qui est loin d’être le cas. Le sous-Préfet de St Germain-en-Laye a récemment souligné la nécessité de l’intercommunalité en matière d’aménagement du secteur (ce n'est pas la tasse de thé du maire on le sait !). D’autre part le prochain SDRIF qui doit être promulgué en 2008 a prévu sur le secteur un « corridor écologique » (voir la carte ci-dessous) ce qui va rendre difficile tout projet d'urbanisation. La nouvelle ZAC est maintenant incluse dans le périmètre de L’OIN Seine aval (Opération d’Intérêt National) qui permet à l’Etat de délivrer les permis de construire en passant par-dessus le SDRIF. Mais cette maîtrise de l’état dans ce secteur stratégique sera très longue (« à l’échelle de 25 ans »).
Un financement à haut risque.
La non-réalisation de l’Espace de Culture, de Loisirs et de Commerces rend caduque la promesse synallagmatique de vente des terrains signée avec la société BEG en 2002. Les termes de cette promesse de vente imposent aujourd’hui à la Municipalité soit de rembourser les sommes versées par cette société soit de lui céder définitivement les terrains concernés, c'est à dire les 14 hectares déclarés constructibles au prix déjà acquitté de 9,3 millions d’euros au lieu des 27,4 millions d’euros envisagés. Actuellement, ces 14 hectares n’appartiennent plus à la ville qui se trouve d’après cette promesse, dans l’obligation de les rendre constructibles.
Une absence totale de concertation.
Les maires des communes voisines n’ont en effet pas été consultés alors qu’un syndicat intercommunal, le COMPAV, avait pour vocation d’étudier l’aménagement du secteur ! Ce type de comportement est à contre-courant de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) qui en matière d’aménagement encourage les prises de décision au sein de structures intercommunales.
Un appel d’offres qui a manqué singulièrement de transparence.
Le Figaro a rapporté dans son numéro du 16/11/2001 de quelle manière étrange a été choisi le promoteur BEG-SIMON : en effet son offre pour l’achat des terrains était de 150 MF inférieure à celle de son compétiteur direct APSYS-SONAE. L’appel d’offre a été qualifié de « pseudo-consultation » servant de justification publique à une décision déjà prise et le groupe APSYS a saisi le tribunal administratif pour « procédure discriminatoire ». Le maire a tenté d’expliquer son choix par la promesse d’une meilleure redevance annuelle versée à la ville. Mais cet argument est contesté car l’addition du prix du terrain et de la redevance était favorable à APSYS, de plus ce calcul de la redevance est aléatoire et dépend bien entendu du succès de l’opération. APSYS a été déboutée en 2002 par le tribunal administratif mais l'opération immobilière manque de transparence.
Logements individuels et équipements publics
Commerces-loisirs
Logements et équipements
PLAN DES TERRASSES DE PONCY DU PLU
L'OIN Seine Aval à la rescousse ?
Alors que le projet paraît compromis, Jacques Masdeu Arus a tout fait pour que la ville de Poissy intègre l’OIN de la Seine Aval. Une OIN (Opération d'intérêt National), c’est tout simplement, en matière d’urbanisme, la négation de la décentralisation car dans ce cas l'Etat reprend tous les pouvoirs en matière de délivrance de permis de construire. Ainsi, le maire veut échapper aux règles communes du droit de l’urbanisme et aux préconisations du SDRIF en terme d’aménagement du territoire et de développement économique pour imposer son projet de complexe commercial.
Décembre 2006

Réactions de nos voisins
Conseil régional
Pierre Bédier à l’époque maire de Mantes et maintenant président du Conseil Général a déclaré que ce projet « était néfaste pour la vallée de la Seine ».
St Germain-en-Laye
Le 12 juillet 2007, le conseil municipal de St-Germain, s'est prononcé à l'unanimité contre le PLU de Poissy à cause notamment des Terrasses de Poncy. Le Maire de St Germain a estimé que c'est "l'opacité qui prévaut" sur ce projet et que celui-ci était "la principale motivation de l'avis" défavorable du conseil municipal.
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Doublement de la zone commerciale d'Orgeval
La ville d'Orgeval vient d'adhèrer à l'OIN Seine Aval pour faire passer sa zone commerciale de 60 à 130 hectares et lutter contre la concurrence du projet des Terrasses de Poncy. L'élargissement va se faire au détriment de terres agricoles. L'Association pour la protection des sites Orgevalais (APSO) dénonce une opération passée en force sans concertation.
Février 2007
Mantes
Michel Vialay actuel maire de Mantes a donné sont accord pour l’installation d’un complexe commercial à Aubergenville en déclarant qu’il n’était « pas sûr que ce projet facilite le projet des terrasses de Poncy… »
Une piscine privée aux terrasses de Poncy ?
C'est la dernière idée de la majorité municipale pour remplacer la piscine de Migneaux, comme nous l'annoncions en septembre 2005
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Le conseil municipal de Poissy à voter le 18 février 2007 la création d'une ZAC de Poncy . Les surfaces commerciales ont été revues à la baisse passant de 75 000 m2
à 45 000 m2
"Les Terasses de Poncy ne coutera pas un sous à la commune" a déclaré le Maire pourtant entre les études et l'achat de terrains dans le périmètre de la ZAC l'addition atteint déjà 3 millions d'Euros !
L'Etat fait un cadeau au maire de Poissy en intégrant son projet des Terrasses de Poncy à l'OIN Seine aval pour supplanter les préconisations du SDRIF
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Le projet du maire de Poissy d’implanter un énorme complexe commercial, « les Terrasses de Poncy », entre Aigremont et Orgeval, en bordure de l’A13 et de la RN13 a bien évolué depuis 6 ans. Les 35 hectares du site font penser maintenant à une tranche napolitaine : une couche de commerces, une couche de nature, une couche de logements. Les surfaces commerciales ont été revues à la baisse passant de 75 000 m2 à 50 000 m2 dans la ZAC de Poncy créée en février 2007.
Un centre commercial
Il est prévu de construire sur le site
Une grande surface de
10 000 m2
1 magasin multimédia de 5000 m2
6 moyennes surfaces
10 000 m2
125 boutiques
20 000 m2
Des espaces de restaurations pour
5000 m2
Fourrière
Masdeu Arus voudrait faire déménager la fourrière intercommunale (36 communes) qui gère 1.500 véhicules par jour, située juste sur Les terrasses de Poncy, vers une zone "naturelle" située entre l'A14 et la RN13. Mais le syndicat inercommunal qui gère la fourrière n'est pas d'accord et ne veut pas financer ce déménagement