
























L’opposition bâillonnée.
La presse municipale ne respecte toujours pas la loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002 car pour l'instant un espace n'est réservé à l’opposition que dans un journal d’information « Poissy Les Nouvelles » sur quatre. L'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales prévoit, dans les communes de 3 500 habitants et plus, un espace d'expression des conseillers qui n'appartiennent pas à la majorité municipale dans le bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal. La jurisprudence et une réponse ministérielle à une question parlementaire ont confirmé que cette obligation s’appliquait également aux sites internet.
Une gestion pas toujours très claire
Avant l’année 2000, le service public local de communication de la ville de Poissy était géré par l'association "Poissy Communication 2000", créée en 1985. Son activité consistait à concevoir et éditer trois magazines municipaux : Poissy Magazine (3 par an), Poissy Les Nouvelles (mensuel) et 7 INFO (hebdomadaire). L’association gérait également une activité de régie publicitaire et une activité de communication plus générale. Jusqu'à juin 1997, cette association constituait un dévoiement pur et simple du service public local de communication, bénéficiant de subventions communales qui ont représentées sur la période 1993-1997 près de 90 % des recettes de l'association. Le détour par l'association pour la gestion de la communication communale a permis de contourner les règles du code des marchés publics pour l'édition des journaux municipaux. Sous la pression de la Chambre régionale des comptes, l'association Poissy Communication 2000 a été dissoute en décembre 1999 et ses activités ont réintégré les services municipaux en régie directe.



Le maire veut privatiser les piscines.
En pleines vacances estivales 2005 la mairie distillait de fausses confidences aux journalistes : « les piscines coûtent trop cher à la collectivité, il faudrait en changer et la meilleure solution est de déléguer le service public à des intérêts privés...» et voilà comment on prépare les esprits pour une liquidation des piscines déjà prévue dans le secret du cabinet du maire.
Services publics municipaux
Combien ça coûte ?
La mairie parle d'un coût de gestion des piscine de l'ordre d'un million d'euros par an. Chiffres à vérifier.
Des OGM à la cantine ?
Voir la délibération du conseil municipal du 15 décembre 2005
En savoir plus
Une piscine privée aux Terrasses de Poncy ?
On nous a déjà fait le coup avec le chalet de Vars, on remet ça avec les piscines. Mais cette fois, Masdeu a pensé à une solution de remplacement : la privatisation. Il va donner une concession à un investisseur privé et ne payer que les services pour les écoles et les associations. Il a même déjà choisi le futur site : les Terrasses de Poncy comme l'atteste le PLU ! Le problème c’est que le prix des entrées va devenir inabordable. Du fait de l’éloignement de la piscine les familles auront des difficultés pour s’y rendre et les enfants des écoles y passeront moins de temps.
La décentralisation a donné plus de compétences à la commune en matière de service public notamment pour le logement et l’urbanisme. Mais paradoxalement si le centre de décision se rapproche géographiquement du citoyen, ses possibilités d’agir sur la qualité du service s’éloignent.
C'est la loi !
Nous demandons que la loi soit respectée et qu’ un espace d’expression pour l’opposition municipale soit prévu dans chaque numéro de « Poissy les Nouvelles » et sur le site internet de la ville. Lors du conseil municipal du 29 juin 2007 le maire a refusé de modifier le réglement intérieur pour le mettre en conformité avec la loi. Décidement J. Masdeu-Arus a du mal avec la démocratie.
Lire l'intervention de nos élus au Conseil municipal
Les services privatisées
L’usager est devenu un client, le plus souvent d’entreprises privées auxquelles ont été concédées des services publics. Cela se constate chez nous pour la gestion de l’eau, des cantines, des transports, des déchets. Ces concessions justifiées par la rentabilité se sont faites bien souvent au détriment de la solidarité et du service.
Pour une participation des usagers
Notre ambition politique, au meilleur sens du terme, est de vouloir un service public intelligent, solidaire, efficace, démocratique et innovant. Notre souhait est que le citoyen ne soit pas un simple consommateur de service public mais en devienne un des acteurs, à la fois dans le processus de qualité comme dans ses actes (tri sélectif des déchets, consommation d’électricité et d’eau par exemple). Cette idée participe du principe que l’usager peut, et doit même, donner son avis puisqu’en tant que contribuable, il finance le service public.
Des services de proximité
Les services que nous offre la ville tendent à converger vers le "centre-ville", qui condense et monopolise l'animation, rendant ainsi les autres quartiers de plus en plus inanimés et la vie plus morne en leur sein. Il faut inverser cette tendance et développer les services de proximité.

Combien ça coûte ?
Chaque commune équipée du câble cotise au SIDECOM, 0,25 € par habitant et 3 € par prise du câble.
Yvelines Première, la Télé des maires !
Si vous avez le câble, il vous est sûrement arrivé de regarder Yvelines Première, la chaîne locale qui partage sa diffusion avec la chaîne boursière Bloomberg (maire de New York). Explications…
Une télévision pour qui ?
Yvelines Première a été créée en 1989 à l’initiative de Michel Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye et ancien journaliste de télévision qui cultivait une certaine nostalgie pour l’ORTF. Il s’est allié à l’époque avec la Lyonnaise des Eaux pour reproduire localement une télévision où l’information est contrôlée par les pouvoirs politiques. La chaîne câblée est administrée par le Syndicat Intercommunal pour le Développement de la Communication, le SIDECOM dont Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy, est l’actuel président.
Une télévision pas vraiment indépendante.
On imagine les difficultés rencontrées par les journalistes de la rédaction pour tenir une ligne éditoriale qui ne froisse aucun des 39 maires adhérents au SIDECOM. Par manque d’indépendance la chaîne ne fait pas d’information de proximité mais tient lieu d’outil de communication, voire de propagande, des maires. Peut-on croire, une seule seconde que les aspirations et l’expression de la population fassent partie des préoccupations premières de cette chaîne ?
Les finances d'Yvelines Première en danger ?
Le budget annuel d’Yvelines Première est d’environ 700 000 €. En 2006, Noos s'est désengagé financièrement d'Yvelines Première, occasionnant une crise majeure pour la télévision locale et pour le SIDECOM. Noos représentait en effet environ 28% des ressources d'Yvelines Première en 2006. Face à ce désengagement, la télévision locale a dû s'adapter et faire des économies et les villes ont dû augmenter leur participation. Les communes membres du SIDECOM contribuaient en effet à plus de 60% des recettes d'Yvelines Première et le conseil général des Yvelines à hauteur de 10%. Ce désengagement de l'opérateur a créé un grave déséquilibre financier et l'on s'interroge désormais sur l'avenir de la chaîne. Personne ne connait l'audience de cette chaine, vraisemblablement extrêmement modeste. Noos estime qu'il s'agit d'un « secret commercial ».
Pour une télévision citoyenne :
On se met alors à rêver d’une télévision locale, pluraliste, capable de dynamiser la citoyenneté de proximité. Il y a quelques exemples en France de chaînes locales qui proposent aux habitants de participer activement à la programmation, elles ont pour objectif de créer du lien social et de mettre en valeur les initiatives locales. Mais pour atteindre cette indépendance et ce pluralisme, il faut trouver l’argent et les Collectivités territoriales qui assurent l’essentiel du financement sont rarement prêtes à partager le contrôle des télévisions locales. Ce n’est en tout cas pas, chez nous dans les Yvelines, le projet du SIDECOM.
Les cantines scolaires, un service public ?
«La restauration scolaire est un service public administratif, facultatif !» C’est la réponse qui a été faite à une mère qui se plaignait que son enfant ne pouvait être accueilli à la cantine. A Poissy si l’un des deux membres d’un couple ne travaille pas, leur enfant ne sera pas accepté à la cantine ! Pour les mamans au chômage, étudiantes ou qui travaillent à temps partiel, il est très difficile de trouver une place pour leur enfant. Ces mamans subissent alors des pressions de toute part pour qu’elles viennent reprendre leur enfant à midi. On les culpabilise, laissant entendre que si elles laissent leur enfant à la cantine c’est qu’elles ne savent pas s’en occuper. Ces faits témoignent qu’à Poissy on ne facilite pas la vie des jeunes mamans. Les cantines scolaires sont considérées par le maire comme de l’assistanat, au coût insupportable pour la municipalité. La municipalité a donc transféré depuis quelques années la gestion de la restauration à une société privée : la Sogeres.
Privatisation des cantines
En France, plus de 30% des maires ont déjà concédé le service des cantines scolaires du primaire à des sociétés de restauration privées. Trois grosses compagnies du prêt-à-manger se partageaient le gâteau : Sodexho, Elior (ex Générale de Restauration) et Sogeres. Depuis la récente prise du contrôle de Sogeres par le groupe Sodexho les compétiteurs ne sont donc plus que deux. Cette multinationale est évidement plus préoccupée par la satisfaction de ses actionnaires et par le profit que par la qualité du service public. On nous dit que c’est la loi naturelle du marché et que seul compte le prix pratiqué et la qualité des repas. Le prix est en effet très important pour une municipalité soucieuse d’une saine gestion des deniers publics. Le problème est qu’en face de compagnies de cette taille, les municipalités ont de moins en moins de poids et résistent difficilement à certaines pratiques.
D’étranges pratiques
Nous ne ferons qu’évoquer, le financement occulte, cette pratique condamnable qui nous l’espérons a complètement disparu, citons juste le cas de cette adjointe à l’ex-maire de Paris qui a été mise en examen pour avoir bénéficié d’un salaire versé par la Sogeres. On se souvient de Laurent Wetzel ancien maire et conseiller général de Sartrouville qui racontait comment Masdeu-Arus lui aurait confié que la Sogeres « savait renvoyer l’ascenseur ». Certes le Maire de Poissy a démenti ces déclarations mais il n’y a pas de doute que les entreprises de restauration rendent des «services» en contrepartie d’une concession. Pour quelle raison la Sogeres s’affiche-t-elle sur les maillots de l’équipe pro de Poissy-basket ? L’équipe de basket est elle sponsorisée par les tickets de cantine ? Le financement d’équipement public est une autre façon d’aider les municipalités. Il est par exemple nécessaire de refaire la salle de cantine ou renouveler l’équipement de la cuisine, pas de problème la Sogeres s’occupe de tout, c’est sans douleur pour le budget municipal. Le prix du repas est donc majoré pour la durée de l’amortissement et ce sont les parents d’élèves qui supportent l’investissement. Cette pratique contestable puisqu’elle sort du domaine contractuel, enchaîne la municipalité et entame son indépendance et sa liberté de contrôle du service concédé.
Un contrôle difficile
La Sogeres possède un service de communication extrêmement performant et bien rôdé. Les menus des écoles de Poissy sont disponibles sur le net. Tout est parfaitement géré par des nutritionnistes et des logisticiens de la cuisine. Cela donne une apparence tellement propre et professionnelle que l’on se demande s’il est bien opportun pour la municipalité et les associations de parents d’élèves d’exercer un contrôle sur la préparation des repas. Pourtant il est indispensable que la Sogeres rende des comptes sur la qualité, la quantité, les prix et les méthodes de ses préparations. Car on peut jouer sur la qualité, d’autant plus facilement que le cahier des charges ne s’en préoccupe guère généralement. Sogeres assure que les produits utilisés sont sans OGM, mais comment vérifier, la traçabilité est difficile à obtenir dans ces énormes centrales d’achat.
Solidarité avec les mamans !
A Vivre Sa Ville nous sommes convaincus que la cantine scolaire doit rester un service public de proximité, c’est une façon pour la ville d’être solidaire avec les mamans et d’oeuvrer pour leur épanouissement. Ce service est aussi essentiel pour les enfants : une enquête récente a montré que pour plus de 30% des élèves, le seul vrai repas de la journée est celui pris à la cantine. Nous sommes également pour qu’un contrôle citoyen et continu s’exerce sur l’entreprise privée à qui a été concédée la restauration scolaire.













