


















Maternités, le privé au secours du public ?
Depuis la fermeture de la maternité de l’hôpital de Saint Germain, celle du site de Poissy n’arrive plus à fournir et doit même parfois refuser des mamans prêtes à accoucher. La maternité n’était pas prévue pour accueillir tant d’accouchement, c’est devenu l’usine avec ses 4300 naissances par an (presque 12 par jour). Le personnel doit faire des prouesses d’organisation pour recevoir ce surplus de mamans avec 42 lits seulement, malgré le développement de l’hospitalisation à domicile après la naissance.
Curieusement la solution va venir du privé avec l’ouverture de la maternité de la clinique Saint Louis dans le centre de Poissy. Le SROS (Schéma régional de l’organisation sanitaire) élaboré par l’ARH d’Île de France a dans ce cas précis privilégié le privé en faisant fermer une maternité publique à Saint Germain pour en laissant s’ouvrir une privée à Poissy !
La maternité du CHI de Poissy est de niveau 3 c'est-à-dire qu’elle peut accueillir des grossesses à risque (14% des naissances) alors que celle de la clinique Saint-Louis moins bien équipée est de niveau 1.
La toute nouvelle clinique Saint-Louis est née du regroupement des cliniques Saint Louis de Poissy et Saint Louis des Bords de Seine de Carrières sous Poissy. Elle a été construite sur un terrain cédé par l’hôpital de Poissy dans le centre historique de la ville. La clinique comprend 169 lits dont 26 pour la maternité. 1000 accouchements annuels y sont prévus.
ARH
Les Agences régionales d'hospitalisation (ARH) sont chargées de mettre en oeuvre, au niveau régional, la politique hospitalière définie par le Gouvernement, Elles élaborent, en partenariat avec tous les professionnels de santé (publics et privés), les schémas régionaux de l'organisation sanitaire SROS qui tracent, tous les cinq ans, le cadre de l'évolution de l'offre de soins hospitalière en adéquation avec l'ensemble du système de santé.
Réseau Villes-Santé
L’Association Réseau français des Villes-Santé de l'OMS a été créée en janvier 1990.
Actuellement cinquante-huit villes y adhérent. Le Réseau français des Villes-Santé fait partie des trente réseaux nationaux Villes-Santé de l'Europe.
Ce réseau a pour objet de :
- Soutenir et développer le réseau des Villes-Santé.
- Permettre une coopération entre ces villes.
Nous proposons que Poissy devienne


La ville, lieu privilégié pour expérimenter et diffuser la politique de la Santé pour Tous.
Promouvoir la santé, c'est une dynamique, et cette dynamique, les villes la possèdent, même si elles ne l'exploitent pas toujours au mieux. Les pouvoirs très étendus, très divers des Maires, permettent à ceux-ci d'agir sur la plupart des éléments de la vie quotidienne des habitants et leur donnent des atouts pour développer la santé urbaine. Ces pouvoirs devraient faciliter la mise en oeuvre de démarches concertées et interpartenariales, ce qui est le fondement même de la démarche de la Promotion de la Santé.
L'OMS à l'origine du programme Villes-Santé
L’OMS en créant le programme Villes-Santé propose aux villes considérées comme des organismes vivants, de décider d'agir pour améliorer leur santé et celle de leurs habitants, en envisageant l'environnement comme une ressource fondamentale à protéger et à enrichir de manière solidaire, dans une perspective aussi bien locale que mondiale. "Penser globalement, agir localement" slogan bien connu, retenu dès l'origine par le projet Ville-Santé.
Prévention et éducation c'est aussi l'affaire de la ville.
La Promotion de la Santé intègre bien entendu les soins et la médecine, mais elle cherche à en élargir le champ en y associant prévention, éducation pour la santé, développement d'un milieu favorable. Ce sont aux conditions de vie (logement, habitat, transport, nourriture), aux conditions de travail, à la qualité de l'environnement et des relations sociales, à la culture qu'il faut s'intéresser pour développer cette approche qui peut être considérée comme une socio-écologie de la santé.
L’OMS définit une Ville-Santé comme une ville qui :
- améliore constamment la qualité de son environnement,
- favorise le développement d’une communauté solidaire et qui participe à la vie de la cité,
- agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités,
- développe une économie diversifiée et innovante,
- donne à chacun les moyens d’avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.



Saint Germain : la part belle au privé.
On peut se demander ce que va devenir la restructuration du site de Saint-Germain-en-laye déjà bien engagé ? Le projet global reposait sur la venue des cliniques privées Louis XIV et Marie Thérèse sur le site même de l’hôpital de Saint Germain. 8000 m 2 de terrains appartenant à l’hôpital public ont été cédés sans appel à concurrence, aux cliniques privées pour la somme de 2,3 millions d’euros, un cadeau ! Le projet a déjà été signé dans le cadre d'un PPP (partenariat public-privé) avec la création d’un nouveau centre de référence en cancérologie (oncologie et radiothérapie).
Roselyne Bachelot a promis d'équiper le site de Saint-Germain avec un Petscan mais par qui ce scanner dernier cris sera-t-il utilisé ? Par le pôle privé? Par le pôle public? Par les deux ?.
Un énorme déficit.
Le CHIPS (Centre hospitalier intercommunal de Poissy - Saint-Germain-en-laye) est dans une situation financière très préoccupante : il existe un déficit cumulé de 25 millions d'€ et l'on prévoit pour la seule année 2007 une perte supplémentaire de 12 millions d'€. C'est la faillite de la fusion des deux hôpitaux sur deux site qui devait régler tous les problèmes de gestion du fait de la complémentarité et de la synergie des deux pôles. Cette politique menée par Masdeu Arus, Président du Conseil d'Administration , a échoué souhaitons que le nouvelle gestion souhaitée par la ministre de la santé stoppera la dérive budgétaire.


ACTUALITE
Poissy va perdre son hôpital. La ministre de la santé a décidé que le CHIPS serait reconstruit sur un seul site en dehors de Poissy (15 novembre 2007)
Les fonds de la Maladrerie
Terrains situés sur la commune de Poissy
Terrain situé sur la commune d'Aigremont
Terrain situé sur la commune de Chambourcy


Aigremont : les Fonds de la Maladrerie
Ce terrain n'est en principe pas urbanisable dans le prochain SDRIF car il est sur un axe de continuité écologique. Le maire d'Aigremont ne veut pas entendre parler de l'implantation de l'hôpital sur sa commune, équipement qu'il juge insuportable pour sa petite commune. Il a d'autre projet sur ce site plus rentable en terme de taxe professionnelle.
Chambourcy : Les Grands Champs.
Ce terrain agricole situé entre la RN13 et l'A14 fait partie d'un secteur d'urbanisation préférentielle dans le prochain SDRIF. Il a la préférence du maire de Saint-Germain même si Pierre Morange, maire de Chambourcy, n'est pas favorable à la construction de l'hôpital chez lui. Il explique que cet équipement n'est pas compatible avec le PLU de sa ville. Il est en effet prévu sur le site la construction d'un centre commercial devant recevoir notamment un grand magasin Castorama. Le site de Chambourcy à la préférence de la Préfecture et du Conseil Général. Accepté la construction de l'hôpital sur sa commune serait un moyen pour Pierre Morange de faire accepté ses projets de centres commerciaux.
Poissy va perdre son hôpital.
Le nouvel hôpital ne sera donc pas construit sur le territoire de Poissy. C'est un grave échec pour le Maire de Poissy. Echec qu'il ne doit qu'à son isolement et à sa perte de crédit même parmi ses anciens amis politiques. L'aménagement des terrains le long de la RN13 aurait du faire l'objet de projets intercommunaux avec éventuellement une répartition des taxes professionnelles au lieu de cela on assiste à une bagarre entre barons. Masdeu-Arus, Lamy, Morange se battent pour des projets d'aménagement le long de l'axe RN 13 qui vont bien au de là de la construction de l'hôpital.

Le CHIPS sur un site unique.
Le Centre hospitalier intercommunal de Poissy - Saint-Germain-en-laye (CHIPS), est le premier établissement public d'Ile-de-France (hors Paris), avec 1 600 lits et près de 4 000 soignants, médecins et personnels au service de la Santé. Le projet médical d'établissement pour cinq ans avait consacré l'adoption d'un seul hôpital sur deux sites : Poissy et Saint Germain. Mais la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en a décidé autrement. Elle a tranché le 15 novembre 2007 pour la construction d'un pôle unique réunissant sur un même site les hôpitaux de Poissy et de Saint Germain .
Destruction programmée de l'actuel hôpital de Poissy
A Poissy il est prévu la destruction intégrale de l’actuel hôpital devenu trop vétuste. Pour des raisons techniques il n'est pas envisagé la reconstruction du nouvel hôpital sur le même site.
Mais où sera construit le pôle unique de ce nouvel hôpital ?
Cinq terrains étaient proposés par la préfecture sur les communes de Poissy, Aigremont et Chambourcy. Pour faire l'affaire le site de l'hôpital unique devait répondre aux critères suivants : se situer entre Poissy et Saint-Germain, avoir une surface minimum de 12 hectares, être compatible avec le SDRIF et les PLU, être facile d'accès et dont les terrains sont rapidement disponibles.
5 terrains réunissaient ses critères : 3 sites à Poissy (La Coudraie, Les Terrasses de Poncy, La Maladrerie), 1 site à Aigremont (Les fonds de la Maladrerie) et 1 site sur la commune de Chambourcy (Les Grands Champs) voir la carte ci-dessous.
Roselyne Bachelot rejette le choix de la Coudraie
Le ministre de la santé se prononce par contre pour un hôpital sur un "site unique, dont le siège sur un site tiers qui reste à déterminer". Il faut comprendre que le nouvel hôpital ne sera construit ni à Poissy ni à Sain-Germain, il ne reste donc plus que 2 sites possibles ceux d'Aigremont et Chambourcy.



Combien ça va coûter ?
Le financement de l'opération se fera dans le cadre de la programmation "hôpital 2012" avec une enveloppe de 322 millions d'Euros
Offre actuelle de soins à Poissy
CHIPS (site de Poissy)
895 lits
CHIPS (moyen séjour Poissy)
45 lits
Les Maisonnées (Longs séjours)
263 lits
Hôpital de jour
18 lits
Hervieux (longs séjours)
155 lits
Clinique Saint Louis
169 lits
La présidence du C.A. De l'hôpital change de main. (juin 2007)
Camouflet pour Masdeu-Arus maire de Poissy qui vient de perdre la présidence du CA du CHIPS au dépend du maire de St Germain. Cela risque de remettre en cause l'organisation des 2 hôpitaux.
Nombre de lits ?
On annonce que le nouvel hôpital aura 750 lits alors qu'actuellement le CHIPS en compte 1600. Où va-t-on mettre les malades ?
Aménagement
de la RD 113 (ex RN13).
Dans l'hypothése de la construction de l'hôpital sur un de ces sites il va être nécessaire de réaménager cette route pour absorber le surcroît de trafic, en particulier le tronçon Saint-Germain Chambourcy.
Voir notre dossier RN 13
Le PPP
Ce contrat global de longue durée permet à la collectivité de faire financer un projet public par le privé
en savoir plus
Le Conseil Municipal de St Germain a voté contre l'implantation de l'hôpital sur le site de la Coudraie
(juillet 2007)