LA COLLECTE PAR APPORT VOLONTAIRE
Déchetterie
Depuis 1998 et conformément au contrat "Terres vives" une déchetterie a été construite dans l'enceinte d'Azalys, gratuite pour les habitants de Poissy.
Pour les déchets spéciaux, le camion « Triadis » passe tous les 3ème mardis du mois, de 08h30 à 12h30, place de la République.
Déchets acceptés : huile moteur, batteries, piles, mercure, néons et ampoules, aérosols, radiographies et médicaments, peintures et vernis, solvants, colles et adhésifs, engrais et pesticides, comburants, acides (chlorhydrique) et bases (soude), produits photographiques et produits de laboratoire.
Il existe dans Poissy d'autre points de collecte pour le verre, le papier ou les huiles de vidange.
Un nouveau centre de tri
Comme le prévoyait le contrat "Terres vives" et avec beaucoup de retard, c'est depuis l'automne 2005 que nos déchets sont triés dans le centre de tri Generis du SIVaTRU à Triel. En contre partie, les refus de tri de compostage du SIVaTRU seront traités dans l'incinérateur Azalys. Une coopération imposée par la Région qui aurait du être naturelle tant sont complémentaires les méthodes de traitement des ordures des deux syndicats.
ACTUALITE
Novergie (filiale du groupe SUEZ) envisage d’augmenter la capacité d’incinération de l’usine Azalys de 15 000 tonnes par an. Cette augmentation n’est pas justifiée par un accroissement de la quantité de nos déchets c'est-à-dire celle du Syndicat intercommunal pour la destruction des Résidus urbains, le SIDRU. Il s’agit pour Novergie d’améliorer la rentabilité d’Azalys. Pour Vivre Sa Ville cette élévation de la capacité d’incinération ne doit pas se faire au détriment de la qualité et de la quantité des gaz rejetés et doit entraîner une baisse du coût de la tonne traitée pour les usagers du SIDRU. Nous demandons que cette décision fasse l’objet d’une consultation locale.
L'association CNIID est à l'initiative d'une campagne expliquant les limites, les dangers et les dérives liés à l'incinération de nos déchets ménagers.
En savoir plus
La gestion risquée de la dette du SIDRU
Poissy est venue tard à la collecte sélective, la ville y a été contrainte par la signature du contrat "Terres vives" avec la Région. C'est au début de l'année 2000 qu'a été mis en place un système de ramassage des déchets triés à la source.
Ordures ménagères, collecte deux fois par semaine :
bacs oranges ou grenat s
Déchets recyclables, collecte une fois par semaine des :
- Bacs bleus (journaux, magazines, acier, aluminium, cartons, bouteilles en plastique, briques alimentaires) :
- Bacs verts (bouteilles et pots en verre)
- Sacs des déchets verts (de mars à novembre inclus)
Encombrants collecte une fois par mois
Le retard se rattrape lentement, le pourcentage des déchets recyclés ne représente à Poissy que 14% alors que l'objectif de l'ADEME est de 20%. On peut mieux faire en ayant à l'idée que plus nous valorisons les déchets moins notre facture sera lourde et plus les aides seront importantes.

Le SIDRU, syndicat Intercommunal pour la Destruction des Résidus Urbains, regroupe 15 communes et représente 195000 personnes pour une production annuelle de 95000 tonnes de déchets.
Achères, Aigremont, Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Conflans Ste honorine, Fourqueux,
Le Mesnil le Roi, Médan
Morainvilliers, Orgeval
Poissy, St Germain en Laye, Verneuil sur Seine
Vernouillet
Nous produisons chacun à Poissy environ 420 Kg de déchets par an. Comment faire disparaître les 15 200 tonnes de déchets produits chaque année à Poissy ? Depuis 2002, les décharges traditionnelles sont interdites. Le SIDRU, Syndicat Intercommunal pour la Destruction des Résidus Urbains, regroupant 15 communes dont Poissy, a opté pour l’incinération. La collecte sélective a été adoptée dans la plupart des communes après la construction de l’incinérateur Azalys. La Région Ile-de-France avait conditionné l’octroi d’une subvention à la mise en place de la collecte sélective. A Poissy, le maire s’est soudain converti au tri à la source alors qu’il soutenait que ça ne marcherait pas dans notre ville. C'était l'une des propositions de Vivre Sa Ville dans sa Charte pour Poissy en 1995.

Les chiffres du tri
En 2005, 1 177 tonnes d’emballages de journaux et de magazines et 815 tonnes de verre ont été envoyées pour être recyclées au centre de tri . Cela représente 33 kg d’emballages et 22 kg de verre par Pisciacais
Pour tout savoir sur les horaires de ramassage ou d'ouverture de la déchetterie
WWW.villedepoissy.fr
Nous sommes pour appliquer le principe de « pollueur - payeur » en matière de gestion des déchets. Nous sommes pour cela favorable à la mise en place d’une redevance incitative qui établit un lien entre le comportement du citoyen et sa facture. Tout comme pour l’eau ou l’électricité, l’usager paye en fonction de ce qu’il consomme. Plus il jette, plus il paye.
Ce mode de financement est déjà très répandu en Allemagne, en Suisse, en Belgique, mais très peu utilisé en France. Seules 14 communes l’appliquent.
Pourtant les résultats de la redevance incitative sont spectaculaires. Les communes qui l’ont mise en place ont toutes noté un diminution du volume des ordures résiduelles (celles qui ne peuvent être ni triées, ni compostées), et une hausse significative du tri.
Comment cette redevance est-elle calculée ?
Le montant total de la facture est composé de deux parts : une part fixe qui permet de payer les charges fixes liées à la collecte et au traitement des déchets, et une part variable dont le montant dépend du volume des ordures résiduelles. La part variable peut se calculer de trois manières différentes: au nombre de levées du bac, au poids ou au volume du bac au prorata du nombre d’habitants du logement.
De nombreuses collectivités ont déjà mis en place des plans de réduction des déchets comportant des mesures originales et variées. Ainsi, Rotterdam (Pays-Bas) a créé une carte de consommation eco-responsable permettant à celui qui la détient de cumuler des points à chaque achat éco-responsable et de bénéficier ainsi de réduction sur l’achat de biens ou de services durables, comme les transports collectifs. Vienne a édité des guides de la réparation, de la location... La ville de Munich possède un service exclusivement destiné à la mise en place d’actions préventives, telles que la location de vaisselle réutilisable et d’un lave-vaisselle mobile pour les fêtes et manifestations publiques.
La municipalité doit donner l'exemple en matière de réduction des déchets :
- Cesser de diffuser « Poissy les Nouvelles » sous emballage plastique
- Cesser définitivement tout achat d’eau en bouteille
- Stopper l’utilisation des verres et des couverts en plastique
- Imposer la norme HQE pour faire diminuer les déchets pendant la construction.
AZALYS un incinérateur propre et rentable ?
Récemment une délégation de dix adhérents de Vivre Sa Ville a visité l’usine d’incinération d’AZALYS. Nous avons été reçus par le directeur de l’usine ainsi que par deux élus du SIDRU (Le syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains) qui regroupe 15 communes et 195.000 habitants. Rappelons que le SIDRU a délégué le service public du traitement de nos déchets à l’entreprise Novergie, filiale de la Lyonnaise des eaux. AZALYS a été conçue pour traiter 115 000 tonnes de déchets ménagers par an. L’énergie dégagée par la combustion des déchets est transformée en électricité (50 000 MWh par an) dont 75 % est vendu à EDF.
Pollution atmosphérique
Au cours de la visite on nous a précisé que le SIDRU a tenu à ce qu’AZALYS soit exemplaire en matière de rejets gazeux et que les normes respectées sont en avance sur les réglementations françaises et européennes. Les fumées sont traitées et des capteurs analysent en continu les gaz rejetés. Certaines mesures sont disponibles en temps réel sur le site Internet de Novergie (www.novergie.fr). Hélas les produits les plus dangereux pour l’environnement tels que les métaux lourds ne sont mesurés qu’à l’occasion de campagnes trimestrielles ou annuelles et les mesures de dioxine ne sont pas disponibles sur le site. Cet oubli est fâcheux, car les dioxines sont extrêmement toxiques, non biogradables et s’accumulent dans les chaînes alimentaires. On se souvient des troupeaux contaminés et abattus à proximité d’incinérateur hors norme.
Tout ne s’en va pas en fumée
Il reste après incinération des résidus dont il faut se débarrasser. Ces sous-produits représentent en masse un tiers du tonnage des déchets traités. Les mâchefers (28 000 T par an) sont utilisés pour le remblayage des routes. Les cendres (2 800 T) et les boues (1 000 T) sont stockées en décharge CET 1 (Centre d’Enfouissement Technique de classe 1). Les sels (3 000 T) sont recyclés dans l’industrie ou utilisés pour le déneigement des chaussées.
Le coût élevé de l'incinération
Nos questions sur les profits réalisés par AZALYS sont restées sans réponse. Le coût élevé de l’incinération d’environ 80,23 € HT la tonne nous a été justifié par la sophistication du traitement des gaz. Pourtant on constate que le coût de traitement d'Azalys est bien supérieur à celui des syndicats voisins, ainsi en 2005 il était de 53,55 €/tonne au SIDOMPE (106 collectivités, autour de Plaisir) et de 59,19 €/tonne au SYCTOM (85 collectivités, y compris Paris, sa proche banlieue et Versailles).
La dette du SIDRU continue à se creuser.
La dette du SIDRU se monte à 228,54 €/habitant (1/3 de dette directe + 2/3 de crédit bail), contre 104 €/hab. au SYCTOM et seulement 15 €/hab. au SIDOMPE. Non seulement cette dette est très élevée mais elle est gérée d'une façon hasardeuse. Le SIDRU s'est lancé dans des opérations spéculatives à haut risque comme l'a relevé et analysé la section PS de Saint-Germain. Selon les calculs, le renchérissement très important de l’euro contre le dollar ces derniers mois conduit désormais à une estimation de la perte pour le Sidru comprise entre 17 et 25 millions d’euros. Très concrètement, à chaque fois que l’euro se renchérit d’un centime contre le dollar, le Sidru perd maintenant 900.000 euros. L’augmentation récente de l’euro contre le dollar est donc extrêmement préoccupante. Ces contrats sont effectivement parfaitement légaux mais ils font courir des risques extrêmes pour l’équilibre financier du Sidru en spéculant sur le cours des monnaies. Pour le président du Sidru, ces pertes ne sont que « théoriques » et « jusqu’à aujourd’hui, on a plutôt gagné de l’argent ». Les contrats signés par M. Lamy prévoient effectivement un gain dans les 3 premières années pour le Sidru, c'est-à-dire un emprunt qui ne dit pas son nom, mais le mode de calcul très risqué de ces swaps fait que les pertes pourraient être énormes dans les prochaines années ; et c’est ce que nous dénonçons.
AZALYS recherche de déchets pour être rentable
Le problème pour Novergie est que le tri à la source contrarie la rentabilité de l’usine d’abord parce que les quantités à traiter sont diminuées en suite parce que les déchets débarrassés des papiers et des plastiques ont un pouvoir calorifique assez bas. Pour arriver aux 115.000 tonnes de capacité et améliorer les rendements, il faut recourir à des tonnages extérieurs en provenance de l’industrie ou de communes hors du SIDRU. Avec une dette importante et des coûts de fonctionnement élevés, le SIDRU n'est pas une solution attractive pour les communes limitrophes. D'où le besoin de pratiquer des prix réduits pour faire tourner les plus de 40 % de la capacité de l'usine qui ne sont pas utilisés par les communes du SIDRU. Ce surcoût est payé par les 200 000 habitants des 15 communes du SIDRU.
Une valorisation peu efficace
Le 23 octobre 2005, le « turbo alternateur a été détruit après que les enroulements de cuivre aient quitté leur logement ». Ce turbo alternateur produit de l'électricité avec la chaleur dégagée par l'incinération des déchets. Ce sinistre est la cause principale de la dégradation des comptes de l'opérateur, de 1,3 M d'euros rapport à 2004. Ce sinistre a été suffisamment grave pour que la production d'électricité soit arrêtée pendant dix mois !
Par ailleurs, la fiche technique du site mentionne une capacité de production d'électricité de 50 000 MWh/an. Pourtant la production 2005, à 31 608 MWh, est inférieure de presque 40 % par rapport à la capacité nominale, ce que le sinistre du 23 octobre ne suffit pas à expliquer. Ce manque à gagner représente en recettes environ 1 M d'euros par an.
Disparition à long terme des incinérateurs
Cette visite nous a permis de vérifier qu’AZALYS a été surdimensionnée et que l’argent public a été gâché. Le risque est de voir le SIDRU relâcher son effort dans le domaine du ramassage sélectif au nom de la rentabilité de l’incinération. Il est souhaitable pour l’environnement qu’à terme le traitement des déchets par incinération disparaisse. Cela se fera à condition d’intensifier le tri et le recyclage des déchets mais surtout de réduire les déchets à la source. La seule façon d’inciter les industriels à produire des biens durables est de leur faire supporter la responsabilité de la fin de vie des produits et des emballages.
Contrôle citoyen
Quelles sont nos possibilités d’exercer un contrôle citoyen sur le fonctionnement d’AZALYS, sur ses rejets, sur son coût ? D’abord grâce aux élus municipaux qui siègent au SIDRU mais aussi par le CLIS (Comité Local d’Information et de Surveillance). Des associations de défenses de l’environnement participent à cette instance dirigée par le Préfet. Malheureusement il n’y a pas de réelle volonté des pouvoirs publics de voir fonctionner ce comité qui ne se réunit que très épisodiquement.

Lire l'intervention de nos élus au conseil municipal du 30/11/2007
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Vivre Sa Ville a alerté le conseil municipal des pertes à prévoir
Production énergétique
Comparaison : le SYCTOM produit 1,2 MWh d'énergie (vapeur + électricité) par tonne de déchet incinéré, le SIDOMPE 0,48 MWh, contre seulement 0,27 MWh / tonne pour le SIDRU.
Les analyses ponctuelles des fumées ont montré que la teneur en dioxine a dépassé la norme fixée par arrêté préfectoral.
Le 7 décembre 2006
Four N°2 :
Dioxines et Furanes
0,11 ng/Nm3
Pour un maximum autorisé de 0,1ng/Nm3.